Projet Carr’Eau 35 – Valoriser les carrières pour l’eau potable en Ille-et-Vilaine

Contexte

Face à la hausse des besoins en eau potable et aux tensions croissantes sur la ressource, le Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau 35 (SMG Eau 35) a lancé, avec l’appui du BRGM, une étude inédite : explorer le potentiel de reconversion des carrières en sites de stockage et de production d’eau potable.

Ce projet, baptisé Carr’Eau 35, s’inscrit dans une réflexion stratégique visant à diversifier et sécuriser les approvisionnements en eau pour le département.

Objectifs

  • Identifier des carrières adaptées à la valorisation en réservoirs d’eau potable.
  • Évaluer les volumes mobilisables et la qualité de l’eau.
  • Anticiper les besoins futurs en tenant compte de la disponibilité des sites.
  • Engager une démarche territoriale conciliant à la fois ressources en matériaux et ressource en eau

Méthodologie

  1. Inventaire exhaustif : 2 145 carrières recensées en Ille-et-Vilaine (dont 39 encore actives).
  2. Sélection multicritère : croisement des bases de données, analyse géologique, hydrogéologique et réglementaire.
  3. Hiérarchisation :
    • 42 sites à disponibilité immédiate
    • 2 sites à moyen terme (avant 2040)
    • 21 sites à long terme
  4. Phase 2 – Études de terrain : visites, analyses de qualité d’eau, modélisations hydrogéologiques.

Résultats

  • 65 carrières ont été identifiées comme ayant un potentiel réel pour l’alimentation en eau potable.
  • 4 sites prioritaires ont été présélectionnés pour des études approfondies :
    • Carrière du Clos Pointu (Saint-Malo-de-Phily)
    • Carrière de l’Euche (Saint-Pierre-la-Cour, Mayenne)
    • Carrière Darancel (Saint-Médard-sur-Ille)
    • Carrière de Pont-Monvoisin (Saint-Malo-de-Phily)

Conclusion

Le projet Carr’Eau 35 a démontré un fort potentiel de valorisation des carrières comme ressource alternative pour l’eau potable.
Les prochaines étapes consistent à engager des études spécifiques (qualité d’eau, risques naturels, faisabilité technique) en lien avec les syndicats d’eau, les exploitants et les services de l’État